ACCUEIL  
 
  QUI SUIS-JE  
 
  MA POESIE  
 
  L'inspiration  
 
  L'amour  
 
  Le coté obscur  
 
  L'érotisme  
 
  Autres thèmes  
  ART DU POEME  
 
  Histoire et mvt  
 
  Poétique:notions  
 
  Figures de style  
   CREATIVITE  
 
  Définition/Origine  
 
  Ma galerie  
 
  L'art  
   PREFERENCES  
  Biblio-Liens  
 


Page 1 : Nombre de syllabes

Page 3 : Les strophes

Page 2 :



LE RYTHME


C'est la musique du poème: à l'origine la poésie était toujours accompagnée de musique, d'un instrument (lyre, harpe, luth...). Elle en a gardé l'essentiel, le Rythme :

o c'est le rapport régulier perceptible à l'oreille entre la répartition des accents dans un énoncé et le nombre de syllabes séparant ces accents ; ce nombre constitue une mesure

o il est basé sur le retour, à intervalles plus ou moins réguliers, d'accents toniques. Il donne sa cohérence au poème ; difficile de déplacer des mots sans détruire l'équilibre du texte. Toute rupture du Rythme attendu a un effet de mise en valeur.

En français le Rythme est déterminé par le retour, à intervalles comparables, de l'accent tonique et des pauses :

o pauses nombreuses et accents rapprochés = Rythme haletant, haché, ralenti, saccadé.

o pauses rares et accents rapprochés = Rythme rapide, précipité, lié, fluide.

o pauses rares et accents rares = Rythme à la fois lent et fluide.

o pauses régulières et accents réguliers: Rythme harmonieux, solennel.

La césure : La césure est un repos de la voix, marqué à l'intérieur du vers par une syllabe tonique plus fortement accentuée que les autres toniques du vers. Dans les vers de six à douze syllabes, la césure est obligatoire. Dans le type binaire, une coupe principale, la césure, sépare deux hémistiches (ou demi-vers).

La coupe : On appelle coupe l'arrêt, généralement imaginaire, qui sépare les groupes rythmiques. La coupe, c'est donc la séparation des groupes accentuels dans un vers, n'impliquant pas forcément une pause. Chaque accent est suivi d'une coupe. On distingue, en pratique, la césure qui est une coupe fixe et, la coupe mobile qui se déplace à l'intérieur de l'hémistiche ou du vers non-césurable. Dans le type ternaire, trois coupes principales séparent les mesures.

Les accents toniques : En français, le mot porte un accent tonique sur la dernière syllabe ou sur l'avant-dernière si la dernière est un "e" muet. Par ailleurs, dans un groupe nominal ou verbal, le mot le plus important porte un accent de groupe.

Rythme binaire et ternaire

o Trois accents de groupe dans le vers déterminent un rythme ternaire :

- Le trimètre, caractéristique de la poésie romantique, est un vers qui comporte trois accents et donc trois mesures : "Toujours aimer,// toujours souffrir,// toujours mourir.//"

o Deux ou quatre accents de groupe détermine le rythme binaire :

- Le tétramètre est un alexandrin à quatre accents.



Les Sonorités

o La rime met en relation, d'un vers à un autre, deux mots se terminant par les mêmes sons.

o La rime intérieure met en relation deux mots se terminant par les mêmes sons au milieu de deux vers successifs.

o La paronomase met en relation deux mots dont les sonorités sont proches bien que leur sens soient différents.

o Une répétition de voyelles s'appelle une assonance: procédé suggestif reposant sur le retour, dans plusieurs voyelles rapprochées, d'un même trait phonique.

- voyelles aiguës = cri strident, sentiments vifs.

- voyelles graves = profondeur, bruit sourd, grondement, tristesse.

- voyelles claires = netteté, fraîche, éclat, légèreté.

- voyelles floues = lenteur; nonchalance, flou.

o Une répétition de consonnes s'appelle un allitération : procédé suggestif reposant sur le retour, dans plusieurs consonnes rapprochées, d'un même trait phonique. Par exemple les deux vers suivants nous suggèrent, par des consonnes occlusives répétées, précisément le tic-tac de l'horloge :

- consonnes occlusives = bruit sec ou répété, violence, soudaineté.

- consonnes nasales = calme, lenteur, fluidité.

- consonnes liquides = liquidité, fluidité.

- consonnes vibrantes = grincement, grondement.

- consonnes labiales = souffle, dégoût, dédain.

- consonnes sifflantes = glissade, sifflement.

- consonnes chuintantes = chuchotement.

o Présentés dans un même groupe de mots, allitérations et assonances créent une unité sonore.

o L'harmonie imitative cherche à reproduire, par allitération ou assonance, le bruit que produirait ce dont on parle.

o L'harmonie suggestive repose sur l'idée que certains phonèmes sont plus aptes que d'autres à évoquer certains sentiments ou impressions.

L'enjambement : Un groupe grammatical est réparti entre la fin d'un vers et le début du vers suivant. Poursuite du mouvement et du sens d'une phrase d'un vers sur l'autre, sans qu'il soit possible de ménager un arrêt entre les deux. Il peut prendre la forme particulière:

o d'un rejet: lorsqu'un groupe placé à la fin d'un vers se termine par un mot placé au début du vers suivant, ce dernier étant suivi d'un arrêt syntaxique.

o d'un contre-rejet: lorsqu'un mot placé à la fin d'un vers est précédé d'un arrêt syntaxique et annonce un groupe placé au début du vers suivant.




Design © MERCOWART pour Kitgrafik