Le mot "surréalisme" dans le langage courant illustre ce qui n'est pas ordinaire, ce qui échappe à toute réalité, et dépasse l'entendement.
C'est dans son premier Manifeste que Breton en propose la définition :
" Automatisme psychique pur par lequel on se propose d'exprimer, soit verbalement, soit par écrit, soit de toute autre manière, le fonctionnement réel de la pensée.
Dictée de la pensée, en l'absence de tout contrôle exercé par la raison, en dehors de toute préoccupation esthétique ou morale".
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Le surréalisme repose sur la croyance d'une réalité supérieure de certaines formes d'associations négligées jusqu'à lui, à la toute puissance du rêve, au jeu désintéressé de la pensée.
Il tend à ruiner définitivement tous les autres mécanismes psychiques et à se substituer à eux dans la résolution des principaux problèmes de la vie.
Dans les années 1920, le surréalisme connaît un véritable âge d'or. Par sa nature,
il échappe à tous les critères d'une étude classique : complexité, dimension collective, écrivains et
peintres qui l'ont animé, politique, son aspiration révolutionnaire, son refus de céder aux modes...
Le surréalisme trouve pourtant ses racines dans un événement très historique: la Première Guerre Mondiale, qui laissa des immenses plaies morales, physiques, économiques et géographiques. Après cette grande Guerre, l'Europe vit une grande partie de ses frontières
changer par les traités des politiques, les peuples réclamer leur "droits à disposer d'eux-mêmes", les femmes revendiquer des avancées sociales légitimes.
La colère se mit à monter, provoquant des
grèves et des révoltes ouvrières, amenant aussi des courants de pensée à s'interroger sur la part de l'homme qui avait pu entraîner une telle catastrophe et à se déterminer sur une nouvelle aventure humaine.
C'est dans la vie que le surréalisme devait trouver son territoire en promouvant un nouveau regard sur les objets et sur les mots, qu'il a débarrassés de leur utilitarisme.
Le surréalisme a d'abord entrepris la libération des mots, refusant de les cantonner à l'utilitarisme étroit auquel on les condamne. Par ce biais, il a devancé les recherches des linguistes contemporains,
attentifs à distinguer le pouvoir du signifiant de la chose signifiée. Oublieux du sens étroit indiqué par les dictionnaires, les surréalistes ont considéré les mots en soi et examiné leurs réactions les uns sur les autres.
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Principaux thèmes : l'amour, la liberté, le quotidien insolite, l'inconscient, la révolte