Il est sur le ventre ; cette position laisse découvrir
son dos et ses fesses. Son visage est tourné vers moi, sa main est posée sur la mienne. Sa respiration est calme et profonde.
Délicatement auréolé d'une onde de lumière, venue de nulle part, il dort. Sa paisible nudité parfume la
nuit d'une sensualité digne des plus grands peintres et des plus grands poètes.
Je le regarde et devine chaque courbe de son corps.
Je commence à caresser son visage. D'une main aimante, je glisse d'abord mes doigts sur son front, j'effleure ses paupières,
ses joues et lentement, je dessine le contour de ses lèvres. Ma main s'attarde un moment sur sa nuque. Je caresse ensuite son dos, sa
peau est douce. Des épaules à la cambrure de ses reins, j'écris quelques mots, des lettres invisibles qui parlent d'amour.
Puis du bout des doigts, je suis le bel arrondi de ses fesses et j'étreints doucement la courbe de ses muscles.
Sa main bouge sur la mienne, il semble vouloir la serrer contre lui. Il ne se réveille pas. Je poursuis en caressant le galbe de ses
cuisses. Je descends le long de l'une puis de l'autre jambe en les effleurant de ma paume. Mes doigts glissent ensuite sur ses pieds ; ils sont frais.
Puis, lentement, je remonte les lignes harmonieuses de son corps nu, et dépose un baiser sur son bras. Il bouge et s'installe sur le
côté face à moi. Il me prend tendrement dans ses bras, m'attire contre son torse et passe une jambe autour de moi. La nuit
murmurée, nos corps entrelacés, je m'endors au creux de l'amour admiré.
04.2000
Toi, sois en moi pour que ton corps
et mon corps
Soient notre corps
Que naisse l'amour à la peau brûlante
Que naisse l'amour à l'âme envolante
Et puissent nos vies en éclats à jamais
s'aimer…
10.1999
A l'aube de la plénitude
L'esprit s'en est allé
Envieux de la belle attitude
Qu'est le corps exaucé.
Dans un étrange tourbillon
Le feu a atteint la nuit
Et de cette folle impression
S'est éveillée toute une vie.
Le frisson tellement intense
De cet amour inavoué
M'a permis cette renaissance
Et je me sens libèrée.
05.2002
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De temps en tant…
Serais-je prête à temps ?
Par les temps qui courent, rien de sert de marcher,
tout vient à point à qui sait prendre.
Serais-je prête à tant donner ?
Par le temps qu'il fait, en mai s'il fait ce qu'il me plait,
je découvrirais tous mes fils.
Serais-je prête à tenter ?
Par le temps qui passe,
mieux vaut être accompagné que mal seul.
Attends-moi !
Par un jour gris de printemps,
je t'offrirais un peu de mon temps et tant de mon corps…
On s'entend sur le jour, on s'attend sous la pluie, on s'étend près un arbre…
Par un temps de chien, le corps a ses raisons que mon cœur dévore…
Le jeu valait un champ d'aile…on s'envolera longtemps, on s'aimera longtemps…